Créer mon blog M'identifier

Un jour, j'arriverai à dire adieu....

Le 4 août 2016, 16:10 dans Humeurs 1

Un jour, j’arriverai à dire adieu, cet adieu que l’on prononce à voix basse lorsque la mort pointe le bout de son nez et que l’on voit avec notre regard de soignant arriver la fin d’une histoire.

Un jour, j’arriverai à dire adieu parce que dire adieu c’est accepter que l’on ne puisse pas guérir tout le monde. Parce qu’il faut laisser son égo de côté et admettre que tenir la main, c’est le mieux que l’on puisse faire.

Un jour, j’arriverai à dire adieu et accepter que la personne en face de moi, que je soigne depuis de longs mois, doive s’en aller.

Un jour, j’arriverai à dire adieu parce qu’il est parfois nécessaire de tourner la page.

Un jour, j’arriverai à dire adieu. Chaque chose a une fin et il faut savoir continuer sa route sans regarder en arrière. Faire qu’une histoire malheureuse devienne une expérience de vie qui rend plus fort.

Pour l’instant, je ne sais que dire au revoir. Dire au revoir, c’est prolonger un peu l’histoire. Se dire que ce n’est peut-être pas la fin. Se dire que l’on se trompe, que la vie va reprendre le dessus. Au revoir, c’est faire un pas en avant et deux pas en arrière. Partir mais laisser la porte entrouverte. Dire au revoir, c’est regarder le verre à moitié plein.

J’espère continuer à dire au revoir, pour garder ne serait-ce qu’une parcelle d’insouciance. Mais je sais malgré tout, qu’un adieu est parfois nécessaire, qu’il met un point final sans fioritures ni artifice. Un jour, peut-être, j’arriverai à dire adieu….

Article tiré du blog :"lapetiteinfirmieredanslaprairie.com"

Dans mes poches...

Le 28 juin 2016, 23:16 dans Humeurs 0

Dans mes poches, il y a toujours quelque chose.

J’ai des trésors planqués, là, bien au fond :

- Un mémo pour ne pas oublier de passer à la pharmacie ou pour penser à noter la prise de sang d’un monsieur croisé dans la rue et qui m’a demandé de passer le lendemain.

- Des gélules de Dafalgan (au cas où).

- Un gant jetable ou deux, parce qu’on ne sait jamais et que l’on en a toujours besoin.

- Mon trousseau de clés qui tient toute la place parce qu’il y a beaucoup trop de clés dessus. Il y a toujours avec un joli porte-clés parce que j’aime ça les porte-clés.

- Mon téléphone qui est devenu malgré toutes mes réticences le prolongement de ma main.

- Des tickets de cinéma parce qu’on y est allé hier et que j’aime bien garder un petit quelque chose d’un bon moment passé. Une bribe de souvenirs sur lequel me raccrocher.

- Une barrette colorée qui tient les bouclettes de Pâquerette.

Même si je ronchonne en me disant qu’il va falloir faire du tri, que mes poches sont devenues comme ma voiture, un fourre-tout, j’aime les garder pleines de ces petits trésors. Je les redécouvre au fur et à mesure de la journée. Je les jette et en remets d’autres à la place. Quoi que je fasse, mes poches ne sont jamais vides. Il y a quelque chose de rassurant dans ce joli bordel. Il est moi, fait partie de ma personnalité. Je ne suis pas du genre à tout trier, tout classer, tout ranger. J’aime quand tout n’est pas parfaitement aligné, quand il y a du traviole parce que la vie, ce n’est pas une longue ligne droite. Il y a des creux, des bosses, des virages à droite et aussi à gauche. Des moments prévus et des surprises.

Dans mes poches, il y a toujours quelque chose.

J’ai des trésors planqués là, bien au fond et qui tiennent dans le creux de ma main. Lorsque je fouille, je découvre un petit quelque chose de ma maison, un petit quelque chose de ma famille, un petit quelque chose de mon travail. Tout est mélangé dans une joyeuse pagaille. Un peu comme dans la vie, une joyeuse pagaille où tout se mélange, où tout va parfois de travers puis se redresse, où rien n’est jamais acquis. Un long chemin sinueux fait de creux, de bosses, de virages et de poches pleines…

La mode by la petite infirmière

Le 2 mai 2016, 16:18 dans Humeurs 0

En plein mois de novembre, alors qu'il a plu pendant des jours, lorsque je me rends chez certains de mes patients , il y a un petit détail qui fait que je suis bien contente de ne pas avoir chaussé des talons hauts Louboutin. Ce sont les mares de boue qui séparent ma voiture de la porte d'entrée de la maison. À ce moment, plusieurs solutions s'offrent à moi : soit je saute comme un cabri évitant les flaques, mais au risque de m'étaler la tête la première dans la bouillasse (ce qui est déjà arrivé, et là je n'ai pas fait la fière), soit je prévois des bottes en caoutchouc (objets INDISPENSABLES dans les cours de ferme), soit j'opte pour une vieille paire de baskets pour faire la tournée. J'ai, au début de ma carrière de libérale cédée à la tentation de mettre les bottines toutes neuves que j'avais achetées la veille, tout cela en plein automne pluvieux. Plus jamais, je ne recommencerai, j'ai mis au bas mots deux jours entiers pour nettoyer mes jolis souliers retapissés à la boue. Il faut s'adapter à l'environnement dans lequel on vit et le mien est, comment dire parfois rustique.

Si l'on est quelqu'un comme moi qui aime la mode, il faut trouver un juste milieu entre fashion et confortable. Déjà, éliminer pour travailler tout décolleté plongeant (regardez-moi dans les yeux, s'il vous plaît !). Ensuite, utiliser plutôt des vêtements confortables car s'accroupir, se pencher, se remettre debout un bonne vingtaine de fois par jour relèvent davantage de la séance de fitness et avec une petite jupe ou un pantalon taille-basse, ce n'est pas très pratique. De plus, oublier les écharpes qui pendouillent dans les pansements (beurk, plutôt dégueu). Bon, j'avoue, parfois, lorsque je fais les boutiques, dans le feu de l'action j'oublie un instant que je ne suis pas rédactrice en chef de Vogue et je flashe sur des petites robes années 60. Heureusement, une petite voix intérieure me tient en éveil, me chuchotant : " imagine-toi dans cette jolie petite robe, en train de faire ta tournée, de traverser les cours de fermes, de repousser le gentil toutou qui te saute après". Et là, comme par magie, je retrouve mes esprits et repose la jolie robe. A la place, je choisis un pantalon confortable mais bon quand même super fashion. Faut pas déconner quand même !

Voir la suite ≫